5 mesures pour préserver les capacités productives, 5 mesures pour engager la planification afin de répondre aux besoins sociaux et environnementaux, en s’appuyant sur des outils publics performants ; la CGT est force de proposition pour sauver l’industrie.

5 mesures d’urgence pour préserver les capacités productives
Des mesures doivent et peuvent être prises immédiatement pour créer un bouclier industriel et environnemental d’urgence, face à la multiplication des plans de licenciements, aux vagues de fermetures de sites, à la déstabilisation causée par la guerre commerciale, aux pollutions et au gaspillage de ressources.
- Moratoire sur les licenciements et renforcement de la loi « Florange »
- Dispositif national et territorial de gestion de crise industrielle
- Utilisation des leviers publics
- Remboursement des aides publiques pour les entreprises qui font des bénéfices
- Pouvoirs renforcés devant les tribunaux de commerce
5 mesures pour réussir la planification industrielle et écologique
Des mesures structurelles doivent être mises en œuvre pour que l’industrie française réponde aux enjeux et aux défis du XXIe siècle.
- Donner un pouvoir réel d’intervention aux travailleur·ses
- Sécurité sociale professionnelle et environnementale
- Commande publique et politique d’achats comme leviers de transformation et bouclier anti-dumping
- Aides publiques comme levier de planification
- Tarifs réglementés de l’énergie et juste prix bas carbone
Des outils de planification industrielle et écologique
La préservation de notre outil industriel nécessite une planification moderne, réellement démocratique, fondée sur l’intervention des salarié·es, des syndicats, des citoyen·nes et des territoires. Elle doit notamment :
- protéger les capacités productives et reconstruire les filière ;
- décarboner par la réindustrialisation ;
- développer une industrie bas carbone via des investissements massifs publics ;
- sortir progressivement de la dépendance aux importations à forte empreinte carbone.
Une telle planification industrielle et écologique doit reposer sur 5 piliers :
- une orientation de l’appareil productif par l’État grâce à un ministère de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Environnement de plein exercice ;
- un Conseil national de l’industrie pour fixer la boussole, appuyé par des conseils stratégiques de filières pour tracer les feuilles de routes ;
- un pilotage démocratique assuré par le Cese et les Ceser ;
- un contrôle démocratique exercé par le Parlement ;
- une orientation à long terme de l’investissement par un pôle financier public, rassemblant BPI, Banque des territoires, Caisse des dépôts, Banque postale, Banque de France et APE.